Projet Villa Royale
« Proyecto Villa Real »
Nous sommes sur la commune de "Las Lajas" à une heure de la capitale, en face de Coronado, la zone résidentielle la plus
luxueuse du Panama sur la côte du Pacifique.
Le projet Villa
Real est entouré de végétation, aucun toit de maison ne se voit à l’horizon et pourtant nous sommes à côté de tout.
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Monsieur
Bruno Roman « Planier Corporation S. A. »
promoteur de Villa Real |
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Villa
Real a eu l'agrément de l'autorité nationale ANAM de la préservation de la nature
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Machetazo ;
Riba Smith ; El Rey ; 99 ; Cochez et Novey.
Nous avons
la chance d’y accéder par une route détournée sans passer par la Panaméricaine
très empruntée, et grâce à un heureux hasard géographique, nous sommes plus
près de ce grand carrefour commercial que Coronado qui est à 5 km !
| L'enseigne "El Rey" est présente depuis 1980 |
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Centre
commercial où se trouve « El Machetazo »
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| El Rey (Le Roi) |
| 3° centre commercial "El 99" |
Proyecto
Villa Real, c’est Bruno Roman :
Bruno est né
à Marseille, il fut le patron d’une entreprise de chauffage de 24 employés à
Endoume. A 40 ans, en 2005, il vendit son entreprise pour venir s’installer à
Panama. Il a viabilisé « Proyecto Villa Real » sur la commune de Las
Lajas. Le projet est à 1,9 Km de la Panaméricaine, il mesure 4,5 hectares, il est
découpé en 34 lots de tailles diverses, de 700 m2 à 1500 m2, avec des
prix de 45 $/m2 à 80 $/m2 selon le lieu.
Il y a une
aire de jeux au bord du ruisseau que vous ne voyez pas sur les photos. Le ruisseau est bordé de tous ces énormes arbres. Ce sont des « espavés ». A gauche et derrière cette photo, il y a des plants d’arbres fruitiers.
| photo prise durant la saison humide |
| Photo durant la saison sèche qui dure 4 mois. |
| Le 16 mars 2014, 4 couples francopanaméens se sont retrouvés avec leurs amis pour fêter l'arrivée du reservoir d'eau de 25 m3 |
| Nous sommes aux 2/3 de la saison sèche. |
| Ce reservoir permettra d'alimenter plusieurs piscines |
Le projet de Bruno est courageux et par une grâce du ciel, il l’appela Villa Real.
Il a tracé en 2012 deux larges avenues bordées de palmes royales, ce qui explique l’adjectif
« real » accolé à « Villa ».
Au 17° siècle le roi
d’Espagne accordait en Amérique latine pour des raisons politiques le nom de
Villa à des lieux habités qui ne pouvaient pas par leur taille ou pour des
raisons de voisinage être une ville (ciudad) et qui pourtant s’étaient
distingués au cours de leur histoire : http://es.wikipedia.org/wiki/Villa_(población)
Proyecto
Villa Real, c’est aussi une équipe.
Pour
viabiliser Villa Real, Bruno a travaillé avec José Moran de Renacimiento.
Renacimiento est situé dans les montagnes de Coclé, au-dessus de San Miguel
Centro, dans le pays des Cucuas. (à découvrir sur le net)
De mon côté j'ai souhaité construire une maison fraiche et écologique, le mieux c'est de la faire en terre comme au temps de la colonie mais
avec une technique moderne. Pour m'aider, José appela son fils José, son voisin José et son
beau-frère José de Chiguiri Arriba situé derrière le volcan de « El Valle de Anton ».
Tous les quatre s’appellent José. Cela ne s’invente pas et ils travaillèrent
avec moi, forts de l'âme de saint Joseph, pour fabriquer des briques de terre
comprimées avec une presse manuelle française (la Geo 50) que j’ai
importé. Depuis février 2014, c'est une aventure qui se déroule bien.
| Cette terre est du sable provenant des volcans. Ils étaient au nombre de 32 et ils sont à l'origine de l'isthme |
| De droite à gauche, Jacques et les 4 José(s) avec les deux derniers fils de José que l'on voit devant. |
D’autre
part à San Carlos à 12 Km d'ici, j’ai rencontré l’agronome Rolando Sanchez de
73 ans qui immunise le bambou « guadua » d’origine colombienne, récemment planté à Panama. Je lui ai commandé une centaine de perches de bambou
longues de 6 m, plus 200 bambous panaméens Dentrocalamus Asper que l'on peut ouvrir et étaler pour le remplissage des
plafonds.
| Rolando Sanchez dans sa maison en bambou avec de jeunes lycéens du lycée français de Panama City |
J'ai renoncé à faire ma charpente avec ce bambou guadua qui a pourtant la réputation d’être le
meilleur au monde pour ses qualités mécaniques. Mais les points d'appuis dans ma maison sont distants de 4 m et même 5,3 m. Le bambou est trop flexible, il me faudrait faire des poutres en bambou avec un IPN important (moment d'inertie) et je n'en ai pas assez !
Je ferai donc seulement des plafonds qui ne pèseront que leur propre poids plus le poids du bambou Dentrocalamus Asper.
Les projets
de Villa Real ont la possibilité d’être écologiques. C'est l'esprit "del Proyecto" de donner cette liberté novatrice de développement durable à qui le souhaite.
Un couple de
français est sur le point d’acheter un lot. Ils veulent réaliser une
maison en bois.
Proyecto
Villa Real c’est aussi un maçon et son équipe.
Juan Alvarado
habite tout près de Villa Real et il est capable de mobiliser de nombreux
travailleurs pour construire une maison, ce qui est loin d’être facile dans
cette partie de Panama.
C’est un
homme de l’art à qui l'on peut faire confiance.
Bruno a vu
travailler beaucoup de maçons en France. Il m’a dit : c’est un bon !
Effectivement
ma maison est grande (14,6 m x 14,6 m avec son patio de 8,5 m x 6 m). Juan a réalisé de
très belles fondations en un mois et demi. Puis en deux mois il a élevé le débuts des murs de terre.
| Photo des fondations terminées |
| A gauche Juan Alvarado en bleu et blanc est avec six de ses ouvriers dont un est l'un de mes José(s) de mes débuts
Je suis avec les 3 autres José(s) pour fabriquer des blocs
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| Le rancho attend mon retour pour fortifier ses poutres, c'est un bon abri pour les bambous, car il pleut en ce moment. |
| Nous devrons passer un vernis pour avoir un plafond aussi beau que chez Rolando |
| La hauteur des murs est de 3,35 m à 3,80 au bord du patio |
| Les murs seront crépis avec de la terre et des pigments naturels |
Comme de
nombreux promoteurs à Panama, Bruno n’a pas commencé par construire un glorieux
arc de triomphe à l’entrée de son projet pour attirer nos regards et pour loger
leur service de gardiennage.
Bruno n’a
pas le cœur a tant d’ostentation, il fermera les deux avenues par deux
barrières électriques et il clôturera la propriété. Mais Bruno a le sens du
confort, de l’espace et de la liberté de mouvement, il a empierré trois larges
avenues pour accéder aux parcelles ce qui n’est pas le cas des urbanisations
que je connais où l’on a économisé sur la largeur des accès pour vendre le plus
de surface possible.
| Signalée par un panneau, voici à droite, l'entrée de Villa Real. Elle est distante de 1,9 Km de la Panaméricaine |
| Nous ferrons 200 m sur ce chemin pour arriver à l'avenue empierrée du projet |
| José habite à gauche et entre chez lui par ce portail bleu. Il est aussi le gardien de cette propriété. |
| L'avenue d'accès à La Villa Real, au fond nous voyons le réservoir bleu |
| Nous passerons sur le ruisseau par un ravier qui fut construit par Juan Alvarado |
| Avant le réservoir nous entrerons à gauche dans la deuxième avenue où je construis ma maison Vous êtes les bienvenus |